Une étude récente indique qu’un Maghrébin sur deux pense que le sexe avant le mariage est un choix personnel, l’étude a circulé dans les médias locaux et les réseaux sociaux.
L’étude, basée sur environ 3500 réponses provenant du Maroc, Algérie et Tunisie « traitait de la réalité des libertés individuelles » dans le Maghreb.
Par exemple, au moins 76,7% des Maghrébins pensent que les relations hors mariage sont courantes. Au moins 60 % ont une certaine connaissance de quelqu’un qui a eu des relations sexuelles en dehors du mariage ou de l’union civile. Par ailleurs, plus de 50 % des Maghrébins estiment que la décision relève de la « liberté individuelle ».
L’étude affirme que la « conscience de la nécessité de la liberté du corps pénètre l’ensemble des groupes sociaux représentés dans l’échantillon », dépassant la barre des 50 % sur l’ensemble de l’enquête.
Les auteurs de l’étude estiment qu’il s’agit d’un développement important, mais avertissent que les données doivent être considérées avec prudence, car les réponses pourraient être motivées par un désintérêt plutôt que par respect des libertés individuelles d’une personne.
En ce qui concerne le respect de la liberté corporelle des femmes, très peu de réponses ont indiqué des attitudes positives. Les hommes et les femmes qui ont répondu à notre enquête ne considéraient généralement pas que de tels affichages étaient un signe d’ouverture d’esprit et d’éducation.
En revanche, 31,3 % des personnes interrogées les considéraient comme « irrespectueuses, perverses, bon marché et mal amenées », tandis que 0,6 % les considéraient comme « des infidèles ».
Dans l’ensemble, près de 80 % des personnes interrogées pensent que le corps d’un individu est une « chose très privée » et que la personne est libre d’en faire ce qu’elle veut.
FAQ
Que montre principalement cette étude sur les libertés individuelles au Maghreb ?
L’étude montre qu’une part importante des personnes interrogées considère certaines questions liées au corps et à la sexualité comme relevant davantage du choix personnel que d’une norme collective imposée.
Dans quels pays l’enquête a-t-elle été menée ?
L’enquête repose sur des réponses recueillies au Maroc, en Algérie et en Tunisie.
Les personnes interrogées pensent-elles que les relations hors mariage sont rares ?
Non. Selon les chiffres cités dans l’article, une large majorité estime au contraire que les relations hors mariage sont courantes dans les sociétés maghrébines.
Pourquoi les auteurs appellent-ils à la prudence dans l’interprétation des résultats ?
Parce qu’ils estiment que certaines réponses peuvent refléter un désintérêt ou une distance vis-à-vis du sujet, et pas forcément une adhésion forte et assumée aux libertés individuelles.
Que dit l’étude sur la perception du corps et de la liberté corporelle ?
Elle souligne qu’une majorité considère le corps comme quelque chose de très privé, mais montre aussi que l’acceptation sociale de certaines libertés corporelles, notamment pour les femmes, reste encore limitée.
